Le commandant Guirand de Scévola vu par Paul Landowski

Guirand de Scévola
Paul Landowski 1913
Fig. I. Paul Landowski, 1913

Paul Landowski et son Journal
« Il y aurait un livre magnifique à faire sur la guerre, avec cet homme [Guirand de Scévola] comme point central ».

Ainsi s’exprime le sculpteur Paul Landowski (1875-1961) dans son Journal [1]. Ce livre ne fut jamais écrit, ni par Landowski, ni par un autre auteur. Néanmoins, le Journal de Landowski nous offre quelques belles observations pour mieux connaître la personnalité et l’attitude de Guirand de Scévola. Cet article se limite au rôle de Guirand comme commandant en chef de la Section de Camouflage pendant la Grande Guerre. Un autre article sera consacrée aux remarques de Landowski sur l’artiste-peintre Guirand de Scévola et ses œuvres.

Évidemment, un journal n’est pas une source d’informations objectives. Nous ne pouvons pas espérer un compte rendu intégral et détaillé des activités de Guirand comme commandant de la Section. Ce que le Journal de Landowski nous offre, ce sont des anecdotes et des opinions. En somme : c’est de la petite-histoire. Le Journal présente une image de Guirand vu par son auteur. En outre, les remarques de Landowski semblent parfois intentionnellement imprécises ou incomplètes, à cause de son sens moral [2]. Puisque Guirand fut toujours bon camarade avec lui, Landowski n’aurait guère aimé « vivre auprès d’un homme, lui serrer la main, accepter de lui des services, pour ensuite le disséquer en public » [3]. Ainsi, après quelques remarques de critique sur l’attitude de Guirand, Landowski ajoute : « Et laissons là aussi ce sujet » [4].

Les Fantômes
Fig. II. Les Fantômes par Paul Landowski

Landowski – souvent considéré comme « intellectuel » – avait conscience que son Journal trouverait un jour ses lecteurs : certaines remarques nous font penser qu’il l’écrivait pour expliquer sa démarche artistique autant qu’un témoignage sur la vie d’un artiste. Le Journal apparaît comme une défense et illustration des théories de son auteur en matière d’art. Dans cette perspective, pour l’artiste Landowski la Grande Guerre fut une période de frustrations. « Je souhaite, lorsque la guerre sera finie, oublier presque tout de cette triste époque », note Landowski en mai 1917 [5].

Dans le Journal nous remarquons la fréquence du terme « sincérité », ou équivalents, avec lesquels l’auteur caractérise les hommes, les artistes et les œuvres d’art. Dans la vision de Landowski la « sincérité » est l’antithèse de notions comme « habileté », « fausseté », « lâcheté » « théâtre », « comédie » et « intrigue ». Ces notions apparaissent comme indices pour ses valeurs et ses attitudes, y compris sa vision humaniste de la noblesse de l’art, où l’esthétique et l’éthique sont intimement mêlées, en justifiant la fonction de l’artiste, où la forme doit se soumettre à l’idée. Comme sculpteur, Landowski aspirait à construire un temple à la gloire de l’homme, avec ses luttes et ses victoires. Ses idées ont été évoquées dans un style sévère et sobre. Dans l’après-guerre Landowski réalisa plus de 80 monuments aux morts, dont Les Fantômes (fig. II) [6]. En conclusion, nous pouvons considérer les remarques de Landowski comme celles d’un témoin authentique, révélatrices de la personnalité et du cadre mental de leur auteur.

Guirand de Scévola : un homme toujours en scène
Comme membre éminent de la Section de Camouflage à partir du 30 septembre 1915, Paul Landowski entretenait une relation étroite avec Guirand de Scévola, le chef de l’équipe. Le Journal témoigne que la relation entre les deux hommes avait évolué – en particulier dans le civil, après-guerre – vers une amitié chaleureuse et un respect mutuel, bien que la fréquence de leurs entretiens semble avoir diminué [7].

Cependant, les observations de Landowski pendant la guerre ne sont pas toujours d’une nature élogieuse pour notre peintre. Dans la perception de Landowski, Guirand de Scévola se présentait comme un « comédien », qui ne connaissait pas de « gestes sincères » [8]. Le chef de la Section fut un homme toujours en scène. « Quel comédien ! Il doit donner des leçons à sa femme [l’actrice Marie-Thérèse Piérat] » [9]. Ainsi, Landowski décrit un déjeuner avec Guirand de Scévola, Jean-Louis Forain et Abel Truchet – tous membres de l’État-major de la Section – comme une « comédie », digne d’un Balzac, d’un Flaubert ou d’un Maupassant [10].

Guirand de Scévola Forain 1916
Fig. III. Guirand de Scévola par Forain, 1916

Plus que napoléonien
L’aspect théâtral de l’attitude de Guirand de Scévola semble parfaitement reproduit dans le portrait de l’artiste par son collègue Forain, exposé en 1917 au Cercle de l’Union Artistique « l’Épatant », rue Boissy d’Anglas à Paris (fig. III). D’un grand format, le portrait présente le chef de la Section de Camouflage en uniforme, avec le casque sur la tête, positionné « dans une tranchée !! » avec un regard visionnaire, « un geste plus que napoléonien et une dédicace non moins olympienne » [11]. Un portrait « invraisemblable », selon Landowski [12] : remarque curieuse de la part du sculpteur qui a multiplié les descriptions de l’aspect théâtral habituel de Guirand.

Guirand de Scévola
Fig. IV. Guirand de Scévola dans une tranchée

Quoi qu’il en soit, le portrait par Forain présente une analogie frappante avec une photo de l‘époque de Guirand dans une attitude « napoléonienne » similaire [voir photo en haut de cet article].

 Guirand de Scévola dans une tranchée
Fig. V. Guirand de Scévola (à droite) dans une tranchée

En outre, la position de Guirand dans une tranchée ne semble pas un caprice. Il existe plusieurs photos de lui, positionné dans une tranchée (fig. IV et V). Nous pouvons conclure donc que le portrait par Forain n’est pas aussi invraisemblable que Landowski le croyait. Au contraire, le portrait semble plutôt correspondre à la représentation que Guirand de Scévola souhaitait donner de lui-même. Le critique Arsène Alexandre observa qu‘avec cette « belle et sobre peinture, d’une grande énergie de dessin » Forain a consacré les travaux de Guirand [13].

Le méridional et le bluff
Dans la perception des Parisiens et des hommes du Nord, l’attitude théâtrale est parfois liée à l’origine méridionale. Pour Landowski – parisien lui-même, fils d’un immigrant polonais – Guirand de Scévola personnifiait « le type de nos hommes politiques méridionaux » [14]. Dans son Journal plusieurs remarques trahissent son étonnement, ou même ses irritations envers « les méridionaux » [15].

On peut noter des sentiments similaires dans les Carnets de guerre 1914-1918 du Normand André Mare, lui aussi membre de la Section de Camouflage [16]. Néanmoins, Laurence Graffin note que « si Mare le Normand supporte difficilement la mentalité des «méridionaux», il admire leur allure » [17].

Guirand de Scévola
Fig. VI. Guirand de Scévola

Ainsi, Mare relate une belle histoire sur la rencontre de Guirand de Scévola avec Sir Douglas Haig, le chef du corps expéditionnaire britannique et le prince de Connaught, qui lui demandèrent quelle était la vie des camoufleurs. Guirand répondait « avec un grand geste, très final du 3e acte : « Le jour : ici ; la nuit, là-bas »». Malgré une certaine moquerie, on sent également une certaine sympathie du côté de Mare pour l’attitude théâtrale de Guirand. « Ça a quelque chose d’énormément bluff et c’est à peu près ça tout de même », ajoute André Mare [18].

Guirand de Scévola Dreville
VII. Guirand de Scévola par Dreville, fragment

Comédien et commandant
Landowski et Guirand se sont rencontrés fréquemment dans le contexte de la Section de Camouflage, entre autres pendant des soupers ou dîners. À plusieurs reprises Landowski se moque de l’État-major de la Section, dans lequel il reconnait « toute la stupidité de Paris et sa pourriture » [19]. Dans la perception de Landowski – l’homme intellectuel et sérieux – les conversations entre les membres de l’État-major de la Section semblent parfois médiocres, ridicules ou même grossières [20].

D’un déjeuner avec Guirand, sa femme Marie-Thérèse Piérat, son ami le peintre Léonce de Joncières et deux autres hommes, « où ‘rien de sensationnel ne fut dit ni fait », Landowski a retenu les sujets : « 1. le bombardement de Paris fut pour les aviateurs allemands un jeu d’enfant, 2. Le général Pétain a une congestion pulmonaire et 3. Le général Pershing est un imbécile » [21]. Dans un autre fragment de texte – sans mention de noms de personnes, hélas – Landowski exprime son désaccord avec l’État-major de la Section : « Rien de pire que l’imbécillité prétentieuse et de donner le droit de commander et de décider à des sots (…) » [22]. Une évocation extrêmement dure de Guirand de Scévola et de son style de direction ?

Guirand de Scévola, buste par Landowski
Fig. VIII. Guirand de Scévola, buste par Landowski

Selon Landowski, Guirand, « avec sa tête rouge, ronde et brutale » se présentait « toujours pénétré de sa haute situation et de son pouvoir » [23]. Landowski décrit le bas du visage d’un homme curieusement ressemblant à celui de Guirand de Scévola comme : « un peu lourd, empâté, une bouche mince, d’une extraordinaire volonté » [24].

Néanmoins, le commandant de la Section ne fut pas toujours traité avec respect par les autres membres de l’État-major, semble-t-il. Landowski parle de la « platitude de tous » vis-à-vis de Guirand de Scévola, ce qui était « à se rouler par terre de rire ». Seul Marcel Bain se tenait proprement. Forain, au contraire, se présentait comme « le plus plat valet », « d’une platitude choquante », note Landowski. [25].

Landowski indique que Guirand n’arrivait pas à se faire aimer [26], parce qu’il était un « comédien » et un « intrigant » qui n’avait pas de « gestes sincères » [27]. Notamment la nomination des officiers semble avoir provoquée des sentiments de mécontentement parmi les membres de la Section. Guirand semble avoir beaucoup blessé plusieurs de camoufleurs en nommant comme officiers ceux qui ne devaient pas dépasser le grade d’adjudant. Également, la promotion de Guirand au grade de capitaine a suscité de grosses oppositions [28], probablement pas par les camoufleurs, mais plutôt par les militaires.

Dans une conversation privée, le sculpteur Paul Moreau-Vauthier, lieutenant d’une compagnie de mitrailleurs, lui disait « des choses très dures sur Guirand ». Probablement le sujet fut l’origine du camouflage, « qui n’est pas pure » [29]. Mais, confronté avec le discours de Moreau-Vauthier, Landowski défendait son chef : « ‘l’œuvre de G[uirand de Scévola] durant la guerre mérite l’estime », juge Landowski [30].

Le manque de respect de Landowski pour Guirand de Scévola semble avoir atteint le pire dans un incident à Metz à la fin de la guerre. Pendant le dîner, le bruit commençait à courir dans le restaurant que l’on pillait des boutiques d’allemands. Guirand, Landowski et Marcel Bain arrivèrent à un barrage devant un immense magasin, complètement brisé et pillé. Guirand et Bain furent enchantés. « Et bien, à la bonne heure ! C’est magnifique ! À leur tour, etc. », ainsi s’exclamèrent « nos deux héros frelatés » [31]. Le mépris de Landowski fut profond.

Vers l’amitié
Malgré toutes les remarques de critique sévère, la relation personnelle entre Guirand de Scévola et Paul Landowski semble s’être développée vers le respect mutuel, ou même l’amitié. Guirand, de sa part, fut toujours « réellement très bon camarade » avec Landowski [32]. Par sa haute position dans la Section de Camouflage, Guirand entretenait des relations fréquentes avec les généraux du Grand Quartier Général, comme Pétain, Fayolle, etc. [33]. Apparemment, il n’a pas oublié les intérêts de ses camarades. Au général Pétain Guirand a vivement conseillé de faire réaliser son buste par Landowski [34]. Quelques mois plus tard, Guirand l’a presenté au généralissime [35].

Hôtel Pompadour Fontainebleau
Fig. IX. Hôtel Pompadour, Fontainebleau

Dans la perception de Landowski, la conversation autour de Guirand de Scévola était peut-être souvent insipide. Cependant, sur les questions de style ou de choix de logements, Guirand ne fut pas médiocre. Ainsi, il arrangea à Metz une fort belle maison pour la direction locale de la Section [36]. Et à Fontainebleau, Guirand a installé sa suite dans l’ancien château de Mme de Pompadour [37], c’est à dire l’Hôtel Pompadour, fameux ancien ermitage de la marquise, propriété du baron Édouard Franchetti depuis 1910 (fig. IX) [38].

Guirand de Scévola
Fig. X. Guirand de Scévola

« Prestance »
Dans le Journal de Landowski Guirand de Scévola apparaît comme un bon vivant, un homme qui aime les soupers, les dîners et les fêtes, et qui connaît bien les usages du monde et son savoir-vivre. À Sète, sa ville natale, ses concitoyens dans sa jeunesse le surnommaient : « Prestance » [39], donc un homme du « théâtre » et du « bluff », comme l’ont remarqué Paul Landowski et André Mare. Sans doute Guirand disposait d’un talent naturel pour la vie sociale du grand monde parisien. Le réseau social d’avant-guerre de Guirand de Scévola est imposant, comme nous le verrons dans un prochain article. Pendant la guerre, Paul Landowski – l’homme sérieux et intellectuel – a vu surtout l’envers de cette attitude de Guirand : la superficialité, la médiocrité, l’habileté (un terme très péjoratif dans la perception morale de Landowski), l’opportunisme et le manque d’un certain sens moral.

De ce point de vue, il est remarquable de constater que, immédiatement après la guerre, Landowski note : « Dans le civil Guirand [de Scévola] me devient beaucoup plus sympathique » [40]. Quelques années plus tard, c’est : « le bon Guirand de Scévola » [41]. En 1934 : « Je l’aime bien » [42]. Et enfin : « Je l’ai trouvé toujours très chic »  [43]. Mais, c’est le sujet d’un prochain article.

Notes
[1]  Paul Landowski, Journal, 15 août [1917], Collection Paul Landowski, Musée des Années Trente, Boulogne-Billancourt, voir : http://www.boulognebillancourt.com/previous/fonds_musees/index.html et : http://journal.paul-landowski.com/.
[2] Dans l’introduction au Journal Michèle Lefrançois et Elisabeth Caillet juge que Landowski avait conscience que son Journal trouverait un jour ses lecteurs. Voir : Idem, Introduction. Si c’était le cas, cela impliquerait une certaine auto-censure de la part de l’auteur. Cependant, il semble nécessaire d’étudier plus profondément les conditions de production et diffusion de ce document d’archive avant de juger cette aspect.
[3] Idem, 15 août [1917].
[4] Ibidem.
[5] Journal, 28 [11] mai 1917.
[6] Les remarques sur l’artiste Landowski et son Journal sont essentiellement des extraits de la biographie et l’introduction du Journal.
[7] Idem, 27 novembre [1919] et beaucoup d’autres remarques dans les années suivantes.
[8] Idem, 15 août [1917].
[9] Ibidem.
[10 Journal, 3 avril [1917].
[11] Idem, 23 mai [1917].
[12] Ibidem.
[13] Le Figaro, 1 mai 1917, p. 2. Alexandre note que le portrait était intitulé « Souvenir du front ».
[14] Journal, 3 avril [1917] ; études récentes sur les soldats languedociens pendant la Grande Guerre : J. Maurin, Armée, guerre, société. Soldats languedociens (1880-1919), Paris, 1982 et Jean-Yves Le Naour, La légende noire des soldats du midi, Paris, 2013.
[15] Idem, p.e. 11 juin [1918].
[16] André Mare, Carnets de guerre 1914-1918. Présenté par Laurence Graffin, s.p. [Paris], 1996, p.e. p. 20, 41, 42, 63.
[17] Idem, p. 42.
[18] Idem, p. 51. En effet, la remarque d’André Mare semble clairvoyante. Nous pouvons présumer que sans « bluff » et « théâtre » Guirand de Scévola n’aurait pas réussi de convaincre le Grand Quartier Général et les hommes politiques de l’intérêt d’organiser une équipe de camouflage, qui fut une création ex nihilo dans l’armée française.
[19] Journal, 21 [mai 1918].
[20] Idem, 3 avril [1917] ; 21 [mai 1918]; Sept[embre]. octobre [1918] ; 6 [décembre 1918].
[21] Idem, 11 [février 1918].
[22] Idem, 28 [11] mai [1917].
[23] Ibidem.
[24] Journal, 20 [avril 1921].
[25] Idem, 11 juin [1918] ; Sept[embre]. octobre [1918].
[26] Idem, 15 août [1917].
[27] Ibidem.
[28] Journal, 3 avril [1917].
[29] Idem, Sans date [mai 1917]. Sans doute une référence à la controverse sur l’origine du camouflage militaire. Les renseignements produits à l’appui de la proposition de Guirand de Scévola au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur (1935) le désignait comme « Créateur et organisateur du camouflage pendant toute la durée de la guerre ». C’est Guirand de Scévola qui a réussi personnellement à convaincre le Grand Quartier Général et les chefs politiques de l’intérêt du camouflage comme technique militaire. Son rôle d’organisateur de l’emploi opérationnel et systématique des techniques de camouflage sur le champ de bataille n’est pas contesté. En revanche, l’idée originale du camouflage et l’invention d’un arsenal de techniques spécifiques semblent plutôt l’œuvre d’Eugène Corbin, de Louis Guingot, de Louis Bérard, d’Anatole Kopenhague et d’autres. Aujourd’hui, quelques historiens sont très durs avec Guirand. Ils parlent de son « usurpation » des idées et des techniques, inventés par d’autres. Ils avancent aussi que Guirand fut, dans ses Souvenirs du Camouflage, volontairement imprécis et incomplet sur certains points pour mettre en avant son propre rôle. Sans doute, Guirand a implémenté des idées et des pratiques, inventées par d’autres et il a négligé de mentionner le rôle de quelques « inventeurs ». Non seulement dans ses Souvenirs de 1949, mais apparemment aussi déjà pendant la guerre, comme semble indiquer la remarque de Paul Landowski de mai 1917. Sur ce blog un prochain article sera consacré à une évaluation critique de des Souvenirs de Guirand. Voir : [Lucien-Victor] Guirand de Scévola, « Souvenirs du camouflage (1914-1918) », Revue des Deux Mondes, 15 décembre 1949, p. 717-733 ; dossier Guirand de Scévola, Archives Légion d’Honneur, no. c-200858, Archives Nationales, sur : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr ; un récit prudent sur l’origine du camouflage dans Cécile Coutin, Tromper l’ennemi. L’invention du camouflage moderne en 1914-1918, Paris 2012, et : Idem, « Paul Landowski joue au faussaire », dans Reflets de guerre – 1914-1918 en lumière. Catalogue d’exposition Musée des Années trente à Boulonge-Billancourt, Gand 2014, p. 39-49 ; une évaluation très critique sur le rôle de Guirand dans Patrick Peccatte, « Cubisme et camouflage. Un mythe de l’Histoire de l’art », Déjà Vu, 14 avril 2015, sur : http://dejavu.hypotheses.org/2220 ; le plus récent récit, avec beaucoup de nouveaux détails, fondé sur recherche d’archives, dans Tristan Rondeau, « Caméléons » dans la Grande Guerre : étude des pratiques et représentations des artistes mobilisés dans la Section de Camouflage de l’Armée Française de la Première Guerre Mondiale (1914-1919). Mémoire de Master 2, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, mai 2016.
[30] Journal, Sans date [mai 1917].
[31] Idem, 8 décembre [1918].
[32] Idem, 15 août [1917].
[33] Pétain : Idem, 7 [juillet 1917] ; 6.7.8.9 [octobre 1917] ; 5.6 [décembre 1918] ; Fayolle : Idem, 27 [mars 1918] ; 31 [mars 1918].
[34] Idem, 7 [juillet 1917].
[35] Idem, 6.7.8.9 [octobre 1917].
[36] Idem, 5.6 [décembre 1918].
[37] Idem, Sept[embre]. octobre 1918.
[38] Aristide Marie, La forêt symboliste: esprits et visages (Genève 1970), p. 279-281 ; voir aussi : http://www.apophtegme.com/ALBUM/MARIE/franchetti.htm.
[39] Journal, 9 [avril 1923].
[40] Idem, 27 [novembre 1919].
[41] Idem, 8 [novembre 1924].
[42] Idem, 21 [mai 1934].
[43] Idem, 13 juin [1945].

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *